mardi 11 décembre 2012

Celui qui n'aimait pas les fêtes à son bureau



Comme dans beaucoup de boîte, là où je travaille nous fêtons les grands moment de la vie de collègues changement de dizaine, mariage, naissance, etc...
Ces évènements sont l'occasion de ce retrouver tous dans un bureau pour célébrer l'occasion autour d'une pause gourmande.
Pour toutes personnes normalement constituées une telle occasion est un pur moment de bonheur où elles peuvent passer un moment agréable et convivial.

Pour moi c'est l'horreur. 
Nous nous retrouvons dans un petit bureau, selon mes critères, et le nombre de personnes présentent fait que les zones de confort des uns et des autres empiètent les unes sur les autres. Avec plus d'une vingtaine de personnes présente ce sont des dizaines de conversations en même temps qui se chevauchent entraînant une véritable cacophonie. Ce sont des regards qui se croisent dans tout les sens. C'est la température qui monte tandis que l'air se charge de la respiration  et des parfums des autres.
Ma condition d'aspie fait que cette accumulation détruit momentanément toutes mes défenses. Je ne supporte pas que de multiple personne empiètent sur ma zone de sécurité, je ne peux plus suivre de conversation précise car je me mets à toute les suivre à la fois, je n'arrive plus à soutenir le regard de qui que ce soit et je n'arrive plus à respirer comme si j'avais un sac plastique sur le visage. Je fais une vrai crise d'angoisse que j'essaie tant bien que mal de dissimuler aux autres. En conséquence  je deviens totalement incapable d'interagir avec les autres.

Parler d'inconfort est un faible mot et sans mentir je crois que je préfère me taper sur les doigts avec un marteau pendant 1/2 heure que de subir ce genre d'expérience.
Aujourd'hui j'ai du subir une telle expérience une nouvelle fois à mon grand regret. Pourtant j'apprécie beaucoup la personne dont on fêtait l'anniversaire. J'ai du prendre sur moi pour rester tout le temps de la petite fête. Si j'avais pris l'initiative de quitter la pièce avant la fin je sais que mes collègues n'auraient pas compris ma démarche pensant sûrement que je faisais mon bêcheur ou mon asocial. Je ne peux ni ne souhaite que tout mes collègues connaissent mon problème et je dois faire avec...

C'est pour cette raison que je fuis les repas de famille, les foires, concerts, les magasins bondés, les transports en commun aux heures de pointes, les restaurants bruyant, etc...
Il y a quelques années j'arrivais mieux a gérer ce genre de situation mais avec l'avancé en âge cela m'est de plus en plus difficile.

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