vendredi 30 novembre 2012

The Boys 1 : la règle du jeu

Dans le domaine des comics j'ai maintenant un peu de mal avec le genre super héroïque qui à mon avis, mis à part quelques rares exceptions, tournent un peu trop en rond. Néanmoins, parmi les exceptions il y a un petit bijou noir, un plaisir coupable : The Boys.

La série vient de s'achever aux USA où elle était publiait depuis 2006. En France on en est au 17ème TPB édité par Panini Comics. La création de mon blog m'a donné envi de tous les relire pour les chroniquer.

The Boys est un comic à ne pas mettre entre toutes les mains. Garth ENNIS, le scénariste de la série, a créé un univers trash, ultra violent, sans concession, vulgaire diront certains, sorte d'opposé absolu de l'univers lisse et conformiste des labels Marvel et DC. Ici pas de grand super héros noble et désintéressé. Ce sont des enfants gâtés sans foi  ni loi si ce n'est celle de la Vought American, gros consortium synthétisant la drogue donnant les super pouvoirs et noyautant le pouvoir mondial.
On retrouve plein de clin d'œil aux classiques du genre avec des super héros et des groupes faisant indéniablement penser aux Vengeurs, à la Ligue de Justice ou aux Teen Titans dans des versions super trash et amorales.

Pour surveiller et remettre dans le droit chemin ces "héros" il existe un groupe travaillant en marge du système avec le soutien du gouvernement américain : The Boys.
L'unité après avoir été fermé ce voit recomposer par son leader Billy Butcher. Elle est composé de personnalités assez particulières presque aussi détraquées que ceux qu'ils sont censé encadrer. Mais dans le contexte de folie des super héros, ils paraissent par contraste quasi normaux. Ils s'appellent la Crème, le Français, et la Fille.
Ils vont être rejoins dans leur combat par un nouveau membre P'tit Huggie, un écossais traumatisé par la mort de sa petite amie, dommage collatéral d'un combat de super héros. Par le biais de ce personnage cet album nous fait découvrir cet univers déjanté du côté des "gentils". En parallèle on assiste à l'arrivée de Stella, jeune et naïve super héroïne fraîchement débarqué de sa campagne, qui intègre le groupe des Sept (la ligue de justice de cet univers) et découvre l'envers du décor peu reluisant des grands héros...


Cette série est vraiment une de mes préférées et je peux la relire sans me lasser.
Je rêverais de la voir adapter au cinéma même si je sais qu'elle y perdait son âme sous peine d'être interdite aux moins de 18 ans. Je verrais bien Quentin Tarentino, Robert Rodriguez ou Guy Ritchie à la réalisation...

Au final un superbe premier volume bourré d'humour noir, très noir, très très noir,...

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