samedi 9 mars 2013

The Goon #1 - Rien que de la misère

Dans la lignée de Hellboy que je ne découvre que maintenant, je me suis également décidé à découvrir une série qui parait aux USA depuis une dizaine d'année : The Goon.
Cette série, publiée en France par Delcourt, me faisait de l'œil depuis quelques temps. Le style graphique des couvertures et le feuilletage de quelques albums en librairie avaient éveillé mon intérêt. La parution ce mois ci du 10ème tome de la série chez Delcourt m'a incité à me procurer le premier tome "Rien que de la misère".
La série est à la fois scénarisée et dessiné par Eric Powell dont c'est l'œuvre principale.
The Goon est une série très particulière par son style graphique, son thème, son ambiance et son humour décalé.
L'histoire ce passe dans une ville américaine non nommée ressemblant à Chicago, à une époque elle aussi non précisée que l'on peut situer dans les années 50. L'univers présenté brasse les codes des histoires de gangster mélangés avec ceux des histoires fantastiques à la Hammer (zombie, vampire, sorcier, loup garou, etc...) mâtiné d'un soupçon de Lovecraft. Le tout est servi avec une forte dose de violence très gore et d'humour noir assez macabre.
Le style graphique de Powell est très cartoony et me fait beaucoup penser à un savant mélange entre le style des pulps d'horreur des années 40/50 et celui des dessins animés de Tex Avery.
Dans The Goon on suit les aventures de deux personnages : le Goon (gros bras ou gorille en français) une brute épaisse au physique de docker et Franky un avorton psychopathe. La ville où se déroule les histoires est déchirée par le conflit entre deux gangs. D'un côté il y a les Labrazio une organisation mafieuse classique dont le Goon est le bras armé et de l'autre un prêtre Zombi et son armée de morts vivants qui tentent de prendre le contrôle de la ville.
Au fil des épisodes on va suivre les affrontements entre le Goon et le prêtre Zombi ou d'autres créatures surnaturelles. Même si un fil rouge existe, chaque épisodes ou presque est indépendant des autres et narre une histoire complète (tout au moins dans ce premier tome). Ce premier album regroupe les 7 premiers épisodes de la série plus une courte BD de 3 pages.
Alors que faut il en penser ? Personnellement j'ai bien aimé sans pour autant adorer. J'aime bien le style graphique cartoony très agréable qui accompagne bien l'ambiance et renforce l'humour noir de l'ensemble. Eric Powell montre même qu'il peut avoir un style plus riche par le biais de flashback où il modifie l'aspect graphique. Ne connaissant pas du tout la série j'ai un peu était décontenancé par le côté humoristique que je n'attendais pas mais une fois ce barrage passé les histoires sont sympas même si à aucun moment on est surpris par le scénario.
Si vous êtes amoureux de la finesse et de la subtilité avec un scénario aux petits oignons passez votre chemin car vous risquez fort d'être déçu. Si en revanche vous aimez les histoires bêtes et méchantes avec un humour très noir et une violence gore totalement décomplexée alors vous allez passer un bon moment de lecture.
Au final un bon moment de lecture qui m'a donné envi de lire les tomes suivant sans pour autant révolutionner ma vision du comic.
A noter pour aller plus loin dans ce comic, il existe depuis bientôt deux ans un projet d'adaptation en film d'animation. Pour l'instant le projet peine à trouver un financement et a tenté sa chance par le biais des sites de financement participatif. Pour se faire une idée de ce que cela pourrait donner je mets ci-dessous la vidéo de présentation mise en ligne il y a quelques temps.

Aucun commentaire:

Publier un commentaire