mardi 9 avril 2013

Le magicien d'Oz

Si il existe bien un classique de la littérature enfantine américaine qui parvient à traverser les décennies c'est bien Le magicien d'Oz. Pour beaucoup néanmoins, il est plus synonyme du film de 1939 avec la jeune Judith Garland qu'autre chose. Peu de gens savent qu'il s'agit en réalité du premier roman écris en 1900 d'une série de 32 ouvrages se déroulant dans cet univers merveilleux.
Je parais étaler ma sagesse mais personnellement jusqu'à il y a peu je ne connaissais pas grand chose de cet univers. Tout au plus j'ai le vague souvenir d'avoir vu le film culte dans les années 80 dans La dernière séance de Edith Mitchell (ouais c'est sûr cela ne rajeuni pas vraiment) et de ne pas avoir accroché à l'esthétique très hollywoodienne et kitch du film.
Depuis quelques temps, à moins d'être aveugle, il était difficile de ne pas lire les critiques plus que positives sur l'adaptation en comics de cette histoire.
Cédant à la curiosité, je me suis procuré cet album parut il y a peu chez Panini Comics. Il regroupe donc les 8 épisodes de cette mini série reprenant le récit du roman Le magicien d'Oz. 
Alors mon avis :
Pour ce qui est de l'histoire il ne faut pas s'attendre à une histoire bouleversante avec des twists permanents. L'histoire est clairement destinée à un jeune public et est assez prévisible. Néanmoins j'ai pris plaisir à suivre le récit parfois assez surprenant car pouvant être brutal par moment. Les héros peuvent tuer leurs ennemis par moment ce qui est assez surprenant pour un récit américain pour enfant du début du 20ème siècle et l'on pourrais s'attendre à quelque chose de plus aseptisé. D'après ce que j'ai pu lire il serait bien plus fidèle au récit original que le film.
Là où j'ai vraiment eu un coup de cœur c'est au niveau des dessins. Skottie Young, pourtant plus habitué aux super héros Marvel, nous livre ici une superbe prestation avec un style graphique très original et calant à la perfection avec le récit. Il parvient à revisiter l'univers d'Oz sans rester captif de ce qui a déjà été fait.
Au final, une très bonne expérience à la fois rafraîchissante et pleine d'énergie. Mon seul regret est qu'à mon goût j'aurais préféré une édition avec une couverture rigide plutôt que le format souple habituel à Panini. En effet de part sa destination vers un lectorat plus jeune une couverture plus solide serait plus adapté pour des relecture multiple.
A noter que devant le succès remporter par ce premier album aux USA plusieurs autres romans ont déjà été adapté par la même équipe et qu'un deuxième volume Ozma la princesse est sortie le mois dernier en français.

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