mardi 5 novembre 2013

Battle Pape

Robert Kirkman est un scénariste à succès surtout connu pour sa série The Walking Dead qu'il écrit depuis 2003 chez Image. Avant cette série phare il s'était livré à l'écriture d'une série de jeunesse beaucoup moins connue : Battle Pape.

En effet, de 2000 à 2002, il a écrit 14 numéros de cette série comics indépendant avec son complice de l'époque Tony Moore au dessin. C'est ce même Tony Moore qui a dessiné les 6 premiers numéro de Walking Dead avant de céder sa place à Charlie Adlard sans savoir le succès qu'allait rencontrer la série. 
Battle Pape est une serie de super héros assez originale mettant en scène un Pape guerrier avec son side kick Jésus combattant les démons.
 
Avant toute chose il convient de bien préciser que Battle Pape est une série très très très très particulière qui risque de déplaire à beaucoup. En effet, si vous êtes un fervent chrétien et que le moindre sacrilège vous donne envie de chercher du petit bois pour allumer un bûcher passez vite votre chemin car cette série n'est pas à mettre entre toutes les mains. 
Si en revanche vous ne vous choquez pas pour un rien, que vous aimez l'humour décalé et noir, que la vulgarité ne vous effraie pas alors ce comics est peut être fait pour vous.

Le pitch pose déjà l'histoire : le jugement dernier est arrivé mais Dieu n'a pas jugé les hommes digne de rejoindre le Paradis. Même le pape, un sacré queutard, n'a pas été jugé digne. Résultat, les portes de l'Enfer s'ouvrent sur terre et les démons se déversent en masse sur l'humanité. Il s'en suit une guerre qui va ravager les deux camps et, pour éviter l'extermination, les humains et les démons décident de vivre ensemble sur Terre. Conscient de la fragilité de la place des hommes, Dieu décide de confier des super-pouvoirs au Pape défroqué pour qu'il aide les hommes et lui confie la garde de son fils Jésus.

Battle Pape est une série tout sauf sérieuse et Kirkman s'amuse à être particulièrement irrévérencieux : le pape est un obsédé sexuel violent et égoïste et Jésus un baba cool nigaud.
Les 14 numéros de cette série sont particulièrement savoureux à lire si peut que l'on fasse preuve d'une grande ouverture d'esprit. En effet, Kirkman se permets tout et bien plus encore et en d'autre temps il serait sûrement passé au bûcher pour cela. 
L'humour est très noir et assez crue. Le thème fera peut être penser au film Dogma sortie deux ans avant.
Comme je le disais au début, il s'agit d'une œuvre de jeunesse aussi bien pour Kirkman que pour Moore. Les premiers numéros sont donc assez brouillon mais le tout s'améliore assez rapidement tant pour l'histoire que pour les dessins.

Ce comics a été traduit en France dans une édition intégrale chez l'éditeur Stara en 2010 dans la version d'origine du comics, soit une version en noir et blanc. Si cela passe plutôt bien la majeure partie du temps, certaines planches sont tout de même un peut difficile à lire car trop sombre.

Au final, un comics sympa et irrévérencieux à lire pour passer un bon moment sans se prendre la tête.

dimanche 3 novembre 2013

"Astérix chez les Pictes" ou comment passer la main

A moins de vivre dans une grotte coupé du monde, vous savez certainement qu'un nouvel album des aventures d'Asterix était sorti le mois dernier. Après, selon l'intérêt que vous avez porté à l'information, peut être savez vous ou non que ce nouvel album est le fruit du travail d'une nouvel équipe créative même si Uderzo garde toujours un droit de regard.

En bande dessinée franco-belge, selon les cas, la mort du créateur d'une série sonne souvent le glas de cette dernière : Hergé a emporté Tintin dans sa tombe tout comme Hugo Pratt son Corto Maltesse. En effet, chez nous les séries et leurs personnages sont la propriété intellectuelle de leurs créateurs. Cela peut surprendre le lecteur de comics, car aux USA les scénaristes et dessinateurs ne sont que des prestataires rémunérés par un éditeurs pour écrire ou dessiner un nombre donné de numéro des aventures d'un personnage puis passer à un autre. La bas, en effet, les personnages sont la propriété des éditeurs (DC et Marvel par exemple) et non de leurs auteurs mis à part quelques exceptions (Image). Cela existe également dans une moindre mesure chez nous et de temps en temps certains auteurs de leur vivant ou à titre posthume peuvent autoriser leur éditeurs à poursuivre leur travail. Cela a été le cas par exemple pour Blake et Mortimer ou Spirou qui perdurent plus de 70 ans après leur création et le décès de leurs pères respectifs.
Avec ce nouvel album la série d'Asterix rejoint cette dernière catégorie.

La série est née dans les pages du journal Pilote en 1959. Ses géniaux auteurs, Goscinny à la plume et Uderzo au dessin vont réaliser ensemble 25 albums tous plus meilleurs les uns que les autres. Goscinny avait l'art de traduire les travers de notre société moderne dans les aventures d'Asterix et maniait un humour fin et subtil. Uderzo quand à lui illustrait avec brio ces aventures. Malheureusement, ironie de la vie, Goscinny décède en 1977 d'une crise cardiaque lors d'un test d'effort chez un cardiologue.
Pour moi, c'est à partir de là que le série à dégringolé. En effet, Uderzo, souhaitant continuer à faire vivre la série, a alors décidé de prendre la double casquette de scénariste-dessinateur. Si le dessin était toujours égal à lui même, les scénarios avaient eux perdu leur profondeur sociale pour devenir bien plus basique. Le rythme de parution va alors sérieusement baisser car on passe de un à deux albums annuels du temps du duo à 8 albums en 25 ans (de 1980 à 2005). La série à même failli s'arrêter purement et simplement, tout au moins pour l'aspect bande dessinée, le merchandising continuant lui (cinéma, dessins animés, jouets, etc...). 
En effet, en 2005, Uderzo voulant sûrement rajeunir son personnage décide de sortir "Le ciel lui tombe sur la tête" où il raconte une invasion par des extraterrestres du village gaulois avec un mélange indigeste de manga et de Disney. Les critiques impitoyables (mais malheureusement justifiées) de l'époque avaient alors profondément attristé Uderzo qui avait alors décidé de raccrocher les gants.

C'est donc, avec surprise et curiosité, que j'ai appris en début d'année que Uderzo avait pris la décision de passer la main à une nouvelle équipe créative pour continuer les aventures d'Asterix. Au scénario arrive donc Jean Yves Ferri (qui a entre autre déjà travaillé avec Larcenet sur Le retour à la Terre) et au dessin Didier Conrad (apparemment un dessinateur connu mais pas par moi).

Alors de quoi parle cet album ? Et bien, on revient ici à l'une des bases des récits d'Asterix à savoir la découverte d'autres pays et de leur culture. Ici c'est la Calédonie (Écosse) et ses Pictes. L'histoire en elle même n'est pas super originale : un picte vient s'échouer sur les plages du village de nos héros et ces derniers vont l'aider à rentrer chez lui pour retrouver son trône et sa fiancée. L'histoire est assez basique et ultra prévisible. Ne vous attendez surtout pas à être surpris part un twist du scénario car il n'y en a pas. Néanmoins, l'histoire se révèle plus agréable à lire que celles des albums de ces 30 dernières années. L'humour est très présent par le biais de répliques faisant mouche. Si l'on ne retrouve pas encore la qualité d'un Goscinny on s'en rapproche tout de même. Le dessin n'est pas si mal que cela même si je pense qu'il faudra encore un ou deux albums pour être parfaitement maîtrisé. Globalement le style est quasi identique à quelques cases près de celui d'Uderzo.

En conclusion, sans être un chef d'œuvre, ce nouvel album est assez sympathique à lire et laisse espérer que cette grande licence qu'est Astérix pourrait renaître de ses cendres. J'espère que d'autres albums sortiront avec un style qui gagnera en maîtrise.

samedi 2 novembre 2013

Nos années Récré A2 : 1978-1988

Si vous êtes né entre 1970 et 1980 ce livre devrait vous intéresser.
En effet, cet ouvrage arborant fièrement le logo de l'émission emblématique Récré A2 se propose de vous faire revivre une décennie de programme jeunesse à la télévision française.
L'auteur, Sébastien Carletti, est un habitué de l'exercice car il est déjà le papa de deux superbes ouvrages à savoir : Nos jouets 70-80 : de Barbie à Transformer et Nos années Strange : 1970 à 1996. Ces deux livres étaient de splendides encyclopédies chronologiques respectivement sur l'univers des jouets et celui des comics à destination des adultes nostalgiques nés à cette époque.

Dans ce nouvel ouvrage, Sébastien Carletti reprend sa recette avec brio en nous proposant de parcourir de façon chronologique 10 années de programme jeunesse française toutes chaînes confondues. Le fil blanc de ce livre est l'émission phare de cette décennie à savoir Récré A2. L'histoire s'ouvre avec le démarrage de l'émission sur la deuxième chaîne en 1978 pour s'achever en 1988 date où, suite à une série de désaccord, les stars de l'émission, dont Dorothée, claquent la porte pour rallier TF1 où ils créeront le Club Dorothée qui sera la référence d'une nouvelle génération de téléspectateurs.

L'auteur nous fait donc remonter le temps trimestre par trimestre détaillant les grilles des programmes des différentes chaînes. Le livre n'est pas pour autant un simple listing des programmes de l'époque. En effet, il nous raconte l'envers du décor avec les luttes entre les chaînes ou les animateurs, les polémiques soulevées par certains programmes, le périple de certaines séries pour arriver à l'antenne, etc...
Au fil des pages il s'arrête sur certains des programmes phares (Goldorak, Candy, Heidi, Albator,...) pour nous raconter l'histoire de leur création et de leur adaptation (voir censure). Il nous résume leurs intrigues et pour les plus curieux il nous propose en retournant le livre de découvrir le résumé de leurs derniers épisodes histoire de savoir comment ces séries finissaient.

En 10 ans on assiste à une réelle transformation des programmes où clairement les impératifs de rentabilité et publicitaires vont prendre le pas l'aspect éducatif, où les productions françaises vont quasiment disparaître au profit des dessins animés japonais, où l'ambiance enfantine et naïve va s'effacer face à une violence certaines, etc...

Alors que faut il en penser ? Clairement si vous n'avez pas grandi pendant cette période le livre risque de vous ennuyer. Dans le cas contraire c'est une véritable madeleine de Proust et vous allez vous rappeler avec tendresse telle ou telle émission qui aura illuminé vos fins d'après-midi ou vacances. 
Personnellement, ayant été enfant pendant cette période (j'y suis passé de l'âge de 7 à 17 ans) je suis clairement le cœur de cible. Fautes d'amis de mon âge je partagé mon temps libre entre la télé et les livres.
A la lecture je me suis rendu compte que pour les premières années traitées je connaissais pour ainsi dire tout. Il faut dire qu'à l'époque (fin 70/début 80) les émissions n'étaient pas légion. 
En revanche au fur et à mesure des années et du développement du marché de plus en plus de programme me sont inconnus. Il faut dire aussi que, pour ceux qui s'en rappellent, on passait moins de temps devant la télé à l'époque et en plus les magnétoscopes n'existaient pas ou étaient trop chers. 
Après en grandissant j'ai un peu laissé tomber les programmes pour enfants au profit des séries télé américaines qui arrivaient en masse et ce notamment avec l'arrivée de deux nouvelles chaînes : La 5 et M6. 

En conclusion, ce livre est très agréable à lire et bourré d'anecdotes. Qui plus est, il est superbement illustré par de nombreuses photos tirées des différentes émission. 
Tout au plus je lui reprocherais d'être un peu trop rapide par moment là où j'aurais vraiment aimer trouver plus d'informations sur certains programmes dit mineurs et également de manquer un peu de légèreté car par moment sa lecture peut être un peu aride.

vendredi 1 novembre 2013

Saga tome 1 et 2

De temps en temps, au grès de mes lectures, il m'arrive de tomber sur une petite perle. Quand je dis perle, je ne veux pas nécessairement parler de chef d'œuvre, mais plutôt d'une œuvre tellement originale dans sa partie qu'il y a un avant et un après. Saga est une de ces perles.

Il s'agit d'une série comics américaine en cours qui est publiée depuis 2012 chez Image et dont le deuxième recueil vient de sortir en français chez Urban Comics sous leur label Indies. Au scénario de ce comics on retrouve Brian K. Vaughan à qui l'on doit déjà plusieurs œuvres super héroïques chez DC et Marvel mais surtout, et c'est pour cela que je l'apprécie, les géniales séries Y - The last man et Ex Machina ou bien le one shoot Pride of Baghdad. C'est un scénariste de talent que j'aime beaucoup pour la richesse et la subtilité de ses intrigues. Il s'adjoint ici au dessin le crayon de Fiona Staples qui nous livre ici sa première œuvre majeure.

À la base l'histoire de Saga n'est pas d'une grande originalité, ce qui m'avait jusqu'à présent dissuadée de la lire malgré les nombreuses critiques élogieuses. Il faut dire que le pitch de base peut faire peur avec une resucée de l'histoire de Roméo et Juliette à la sauce Space Opéra. Mais très vite on découvre que cette histoire est bien plus riche que cela.
Ici pas de longue présentation expliquant qui est qui ou qui fait quoi : l'histoire démarre sur les chapeaux de roue. On assiste à une scène d'accouchement dont les deux protagonistes sont les héros de l'histoire. On se rend vite compte qu'ils sont tout deux issus de races différentes : l'homme est affublé de corne de bélier et la femme arbore une paire d'aile d'insecte. À peine l'enfant né deux troupes de soldat débarquent pour les tuer et la fuite démarre.
Reprenant l'antagonisme propre à Roméo et Juliette, l'auteur remplace l'affrontement de deux familles par celui de deux races extra terrestres se livrant à une guerre sans fin. D'un côté il y a la Couronne, dont fait partie l'héroïne Alana, peuple ailé basé sur l'usage de la technologie, et de l'autre les Luniens, race du héros Marko, peuple cornue dont la civilisation est basée sur la magie. Les deux héros, anciens soldats déserteurs, sont tombés amoureux l'un de l'autre et on laissé tomber leur camps pour avoir un enfant. Les chefs des deux camps redoutant l'impact que pourrait avoir l'annonce de la naissance d'un tel enfant lancent à leur poursuite des militaires et des chasseurs de prime. Je n'en dirais pas plus de peur de gâcher le plaisir de lecture de futurs lecteurs.

Dit comme cela on pourrait craindre le pire avec une histoire racontée 100 fois, mais les deux auteurs nous livrent ici une ré interprétation riche en couleur et super originale. Les personnages ne sont pas manichéens et au fil des numéros (6 par album) on va découvrir leurs histoires et leurs motivations. Le récit est racontée par une voix off qui est celle du bébé qui se remémore le récit de sa petite enfance. L'humour et l'absurde sont constamment présent même si c'est avec beaucoup de subtilité aussi bien dans les textes que dans les dessins.
Le récit est parfaitement maitrisé et Vaughan déploie lentement mais sûrement son intrigue.
Le dessin de Staples est un vrai bonheur tant au niveau du trait que des couleurs. Il fait d'ailleurs plus penser au style franco-belge qu'au comics.

Comme je le disais plus haut la série cumule les critiques élogieuses et les prix (Eisner, Hugo, Harvey,...). Je pense qu'après ces quelques lignes vous aurez compris combien j'appréciais cette toute jeune série dont j'ai hâte de voir les volumes s'aligner dans ma bibliothèque.

samedi 26 octobre 2013

Le syndrome d'asperger : Le guide complet de Tony Attwood

Depuis que je sais que je suis porteur du syndrome d'Asperger j'ai lu un certain nombre d'ouvrage sur le sujet, tantôt des ouvrages écrit par des spécialistes médicaux, tantôt des biographies d'aspies partageant leur expérience du syndrome. Néanmoins, je suis complètement passé à côté de la lecture du présent ouvrage qui pourtant fait office de référence moderne sur le syndrome d'asperger.

L'auteur, Tony Attwood, est docteur en psychologie et dirige une clinique spécialisée à Bisbane en Australie où il diagnostique et prend en charge des enfants et des adultes porteurs du syndrome d'asperger. Par le biais de son travail et de ses nombreux ouvrages il est devenu une sommité pour ce qui est du syndrome et de l'autisme de haut niveau.
J'ai longtemps repoussé la lecture de ce livre de peur d'être déçu ou d'être confronté à un ouvrage pour spécialiste trop complexe pour qui n'a pas fait d'études de psychologie.
Néanmoins, en lisant le quatrième de couverture j'ai pu voir que la traduction de livre avait été assuré par Josef Schovanec (dont j'apprécie beaucoup l'écriture et les interventions) et les deux responsables d'Asperger Aide France. Cela a emporté ma décision de le lire.
Effectivement mon inquiétude quand à la difficulté à lire le livre était infondée. Dès le début, Attwood explique que le livre est destiné à un large public et, même si des professionnels pourront y trouver des renseignements, on voit rapidement que le lectorat visé est celui des aspies et de leurs proches (surtout cette dernière catégorie je dirais).
Le livre part avec une grande ambition à savoir être un guide complet sur le sujet et effectivement de nombreux sujets y sont abordés au fil des différents chapitres :
  • Qu'est ce que le syndrome d'asperger ?
  • Le diagnostic
  • Compréhension sociale et amitié
  • Harcèlement moral et maltraitance
  • Théorie de l'esprit
  • Comprendre et exprimer les émotions
  • Les intérêts spécifiques
  • Le langage
  • Aptitudes intellectuelles
  • Les mouvements et leur coordination
  • Sensibilité sensorielle
  • La vie après l'école : université et carrière
  • Relation de longue durée
  • Les psychothérapies
  • Questions fréquemment posées
La lecture du livre est agréable et accessible. Personnellement, je n'ai pas vu de sujet ou de propos révoltant ou qui me fassent bondir. La plupart des points abordés sont très bien expliqué et je me suis retrouvé dans de nombreux exemples et témoignages.
Le livre est une mine de renseignement pour les parents ou proches d'aspie voulant découvrir le syndrome ou approfondir leur connaissance du sujet.

Personnellement j'ai un peu été déçu (voir jaloux) que le livre traite autant des enfants et peu des adultes. J'espérais vraiment y trouver une mine de renseignements et conseils pouvant améliorer ma vie au quotidien. Au lieu de cela j'y ai surtout trouvé des confirmations de ce que je savais déjà. Cela n'est pas inintéressant car cela permets de voir que je ne me suis pas trop fourvoyé en trouvant seul certaines solutions à mon problème.
Si je parlais précédemment de jalousie, c'était sans aucune méchanceté. 
Je regrette simplement d'avoir grandi à une époque (les années 70/80) où l'autisme et à fortiori le syndrome d'asperger n'étaient pas connu et accompagné. J'ai du me construire tout seul sans savoir pourquoi j'étais différent ni compter sur les conseils de professionnels. 
Quand je vois les techniques modernes de diagnostic et d'aides aux enfants je me dis que si cela avait existé de mon temps ma vie aurait certainement été très différentes. 
Je ne reproche rien à personne et surtout pas à ma famille qui n'a pas pu fautes d'informations et de sensibilisation voir les manifestations de ma différence. Il faut dire qu'à titre personnel je crois bien que j'ai du attendre d'avoir 18 ans pour entendre parler pour la première fois de l'autisme avec le film Rain Man et 32 ans pour le syndrome d'asperger au hasard d'une conversation avec avec une pédopsychiatre.

Pour les parents actuels de jeunes enfants aspies la lecture de cet ouvrage et tout simplement indispensable. À titre personnel d'aspie de 42 ans c'étant construit tout seul et ayant découvert le syndrome d'asperger sur le tas j'en retire une lecture plaisante et instructive mais sans découverte majeure ou méthode providentielle pouvant changer ma vie.