samedi 12 avril 2014

Legendary - Paint the Town Red

Après quelques semaines d'attente j'ai enfin pu mettre la main sur mon exemplaire de la troisième extension de Legendary Marvel : Paint the Town in Red ou pour les intimes l'extension Spider-Man.
Spider-Man, icône de la firme Marvel, était un peu le laissé pour compte du jeu de base. Son set de carte n'était pas le plus passionnant et en plus il se retrouvait jusqu'à présent seul membre de son affiliation (Spider-Friends) face aux nombreuses cartes des autres groupes (X-Men, Avengers, Marvels Knights,...).
Cette extension est là pour rétablir l'équilibre en retoquant le set de carte de Spider-Man et en introduisant des alliés et des ennemis emblématiques du tisseur.

Il s'agit là d'une petite extension de 100 cartes comme pour celle consacrée aux Fantastics Four à l'automne dernier. On y retrouve donc, comme pour cette dernière, 5 sets de héros, deux nouveaux Masterminds avec leur groupe respectif de Vilains attitrés et enfin quatre nouveaux schemes.

Commençons par voir les héros. Les quatre premiers héros ont tous l'affiliation Spider Friends qui était pour le moins orpheline jusqu'à présent avec Spider-Man qui en était le seul et unique membre. Il va enfin être possible de se créer un Deck tournant autour de Spider-Man permettant d'enchaîner des combos.
On trouve donc pour commencer Symbiote Spider-Man soit une version alternative du bon vieux tisseur avec son costume extra terrestre (récupéré dans les années 80 suite à l'event Secret Wars) et qui donnera par la suite vie à Venom et ses multiples incarnations. Toutes les cartes de ce nouveau Spider-Man coûtent seulement 2 points de recrutement. Cette version du tisseur est bien plus puissante que l'ancienne (grâce à un système de combo) et ravira les déçus de la version de base.
On retrouve ensuite trois autres Spider-Friends : Scarlet Spider (clone de Spider-Man issu des années 90 et de la contestée saga du clone), Black Cat (version marvelienne de Cat Woman) et Spider Woman. Vient enfin le dernier héros (peut être le plus contestable de cette extension) à savoir Moon Knight qui n'est pas spécialement lié à Spider-Man dans les comics et qui dans le jeu ce voit affilié aux Marvel Knight plutôt qu'aux Spider-Friends.
Ces cinq nouveaux sont toutefois assez sympathique à jouer (ensemble ou mélanger aux autres personnages du jeu) et ont en commun un nouveau mot-clé : Wall Crawling (monte en l'air) Concrètement quand vous recrutez un héros doté de ce trait il va directement sur le dessus de votre Deck au lieu d'aller dans votre défausse. De nombreuses cartes de cette extension vont exploiter cette capacité permettant d'enchaîner les combos.

Du côté des méchants on trouve deux nouveaux Masterminds Carnage et Mysterio avec leur groupe de vilains attitrés Maximum Carnage et Sinister Six. Ces nouveaux Masterminds avec leurs sbires ne sont pas des rouleaux compresseurs comme ceux de l'extension Dark City mais restent assez sympa à jouer car assez thématiques.
Mysterio joue sur le thème de l'illusion. Concrètement il n'est pas super costaux mais tant que vous ne battrez pas une de ses cartes tactiques précise ses dernières vont être remélangées et vous allez devoir le combattre encore et encore (entre 4 et 8 fois) pendant que le compte à rebours du Scheme s'égrène inexorablement.
Carnage et ses comparses utilisent le pouvoir Feast (festoyer) qui va vous obliger à détruire la première carte du dessus de votre Deck à chaque fois qu'il va s'activer.

L'extension se conclue avec quatre nouveaux schemes exploitant des thématiques propres à l'univers du tisseur (saga du clone, dispersion des pouvoir, assaut sur le Daily Buggle, etc...)..

Enfin question illustration pas de fausses notes comme pour l'extension Fantastics Four où les cartes des héros se trouvaient affublées de dessins assez moyen (enfin les goûts et les couleurs...).

Au final il s'agit là d'une petite extension assez sympathique qui donne enfin à Spider-Man un vrai rôle dans ce jeu.

À noter que cette année Upper Deck (l'éditeur américain du jeu) change un peu ses plans pour les extensions de Marvel Legendary. En effet, il n'y aura pas de grosse extension de 350 cartes comme Dark City pour l'été prochain mais une nouvelle boîte de base toujours dans l'univers Marvel en stand alone permettant de renverser les rôles. Ici on jouera les vilains tentant de battre les super héros. D'après ce que j'ai lu ce nouveau jeu devrait permettre de jouer en compétitif et sera peut être compatible avec la première version du jeu. On aura peut être droit à un mode héros contre vilains en mélangeant les deux boites. 
Il devrait toujours il y avoir une petite extension au contenu toujours inconnu à l'automne prochain. Personnellement, je parierais bien sur une extension Guardians of the Galaxy surfant sur la sortie du film cette été. Cela tomberais bien car il y aurait 5 sets de héros (Star Lord, Rocket Racoon, Grunt, Gamora et Drax) et je verrais bien Thanos et Ronan comme Mastermind. À voir si j'ai raison...
Enfin pour finir sur Lengendary, la Gen Con devrait voir la sortie de Lengendary Encounter - Alien. Il s'agira d'une adaptation de la mécanique du jeu de base dans l'univers de la licence Alien avec des marines luttant contre les xenomorphes. Je ne serais pas surpris de voir ensuite arriver une extension Predator dans la foulée..

mardi 8 avril 2014

Créatures de Tolkien

Petite critique de livre après quelques semaines d'absences sur mon blog. 
Histoire de changer un peu de style de lecture, je me suis lu un ouvrage encyclopédique sur l'univers des Terres du Milieu de Tolkien : Créatures de Tolkien de David Day aux éditions Octopus.

Cette encyclopédie prend le parti pris d'explorer cet univers par le biais des races, peuples, créatures et plantes détaillées dans l'univers de JRR Tolkien. Ici pas de matériel nouveau mais plutôt un travail de synthèse concaténant les informations dispersées dans l'ensemble des œuvres de Tolkien à savoir le Silmarillion, le Hobbit, le Seigneur des anneaux, les Contes et légendes inachevés, Les aventures de Tom Bombaldi, et diverses notes.

L'auteur de cet ouvrage est David Day, un écrivain canadien, passionné de l'œuvre de Tolkien, à qui l'on doit déjà pas mal d'autres écris sur le sujet. Il ne s'agit pas d'un livre récent surfant sur le succès des films de Peter Jackson, mais d'un ouvrage de référence datant de 1978 pour sa première édition. 
À cette époque l'œuvre de Tolkien était réservée à un cercle de lecteur restreint surtout composé de Geek. De fait cela se ressent à la lecture de cet ouvrage assez pointu et un peu aride à la lecture.
Le travail est de qualité et très complet même si les spécialistes regretteront qu'il ne s'agit là que d'une redite des récits de Tolkien. Néanmoins, l'amateur éclairé (mais pas expert) que je suis à pris plaisir à la lecture de ce livre. Il faut dire que j'ai lu le Silmarillion et les Contes et légendes inachevés il y a une vingtaine d'années et que j'en garde encore le souvenir d'une lecture fastidieuse et pénible. Ce n'est pas que leurs récits ne soient pas intéressant mais plutôt que leurs styles très littéraire ne les rend pas super agréable. Cette encyclopédie réussi à transmette les mêmes informations en moins de pages tout en étant plus digeste. 
Elle ne dispense pas toutefois de lire le Hobbit et le Seigneur des anneaux. Cependant de par son caractère très spoilant il faut surtout pas la lire avant ces ouvrages au risque de ce voir dévoiler toutes les intrigues.
L'encyclopédie est illustrée par différents artistes utilisant différents styles tantôt réalistes, tantôt grotesques. Leur grande originalité est que l'ouvrage étant antérieur aux films, ces illustrations ne sont pas captive de la vision de Jackson.

J'aurais deux reproches à faire à cet ouvrage : une de fond et une de forme.
Celle de fond est un des écueils de ces livres encyclopédiques à savoir les redites. En effet, dans l'œuvre de Tolkien une même personne ou race peu être connu sous de nombreux noms. De fait on va retrouver les mêmes articles ou presque sous plusieurs entrées. De même on va lire deux ou trois fois certains récits car il vont se rattacher à plusieurs entrées. Il faut bien voir que ce type de livre est plus destiné à rechercher ponctuellement tel ou tel article plutôt qu'à être lu en une traite comme un guide.
La deuxième critique est sur la forme. Le responsable de l'édition française c'est borné à traduire le texte sans revoir la pagination. De fait la mise en page du livre et l'ordre des illustrations restent exactement les mêmes que ceux de l'édition américaine. L'éditeur français n'a pas tenu compte du fait que traduction oblige les articles sont répartis différemment dans l'édition française que dans l'édition originale. Résultat les illustrations ne sont absolument pas en face des articles qu'elles sont censées illustrer. Un exemple parmi tant d'autre, les illustrations de l'article sur les nains (dwarf en anglais) restent désespérément à la lettre D là où l'article correspondant lui est à la lettre N. Cela fait un désordre pour un ouvrage de ce genre...

Enfin si l'on met de côté ces deux problèmes la lecture de cet ouvrage est assez plaisante.

samedi 15 mars 2014

Walking Dead 19 - Ezéchiel

Signe d'un léger désintérêt pour cette série, que je dévorais pourtant depuis sa sortie, ce 19ème tome est presque resté deux mois dans ma pile de lecture sans que j'y touche en se faisant doubler par plusieurs autres livres.
Dire qu'il y a peu je dévorais les albums le jour même de leurs sorties et ce à peine rentré chez moi et que j'en faisais une chronique sur mon blog avant de me coucher...
Il faut dire que, depuis plusieurs albums, l'histoire tourne un peu en rond et la série à beaucoup perdu de sa prestance.

Ce nouveau tome regroupe les épisodes 109 à 114 de la série. Il marque une accélération de la publication de la série qui pour quelques mois passe de mensuelle à bimensuelle aux États Unis. Résultat, Delcourt va nous proposer 3 albums cette années au lieu des deux habituels.

Le présent tome est encore un tome de transition avant l'affrontement annoncé pour le 20ème album. 
Rick décide d'unifier les colonies vivants sous la menace de Negan et de ses hommes. Il tente pour cela de former en secret une petite armée composée de volontaire.
L'album se divise en deux parties. La première relativement calme montre les héros tenter de monter leur armée. La deuxième partie est beaucoup plus animée et préfigure des événements qui s'annoncent pour la suite.
Negan succède au gouverneur depuis quelques tomes dans la catégorie grand méchant totalement barré. Le personnage est intéressant avec sa folie et sa violence mais il fait toujours furieusement penser à son prédécesseur.
Cet album est un petit peu plus intéressant que les précédents mais on est loin de la qualité des premiers tomes. 
Je continue à acheter cette série plus par habitude que par véritable passion depuis quelques temps. 
J'espère à chaque fois avoir une bonne surprise mais petit à petit mes espoirs s'envolent. 
J'attend néanmoins le prochain album qui devrait conclure l'ère de Negan et qui a été un bon succès aux États Unis lors de sa parution.

jeudi 13 mars 2014

Tee Tee

Ceux qui me connaissent savent que les fringues et moi c'est pas l'amour fou. Par là je ne veux pas dire que je me ballade nue comme un ver mais plutôt que la mode et le "bon goût" sont pas trop mon truc.
Si on m'en laisse la possibilité ma tenue idéale c'est : jean, basket et tee-shirt du 1er janvier au 31 décembre (enfin heureusement pour mon entourage j'en change tout les jours).
Dernièrement j'ai découvert une société italienne originale qui me permet de marier mon style vestimentaire avec mes goûts geeks : Tee Tee.

Cette société milanaise, créée il y a moins d'un an, vend des tee-shirts avec des motifs issues de la cultures Geeks (cinéma, séries, romans, dessins animés, etc...). Jusque là vous me direz, fort justement, rien de bien original car des boîtes avec site internet vendant des tee-shirts geeks sont légions.
Tee Tee est pourtant une boîte originale car elle se distingue des autres par le fait qu'elle propose des tee-shirts originaux éphémères.

Concrètement, des artistes et graphistes proposent des modèles par le biais du site. Les personnes inscrites sur le site peuvent voter pour les modèles qu'elles préfèrent (sur le site ou sur facebook) et tout les trois jours un nouveau tee-shirt plébiscité par la communauté est proposé à la vente. 
Pendant une période de 72 heures vous pouvez alors acheter le tee-shirt proposé avant qu'il soit à tout jamais retiré de la vente. Une fois la vente close, le tee-shirt est imprimé puis expédié pour arriver chez vous en un peu plus d'une semaine. Si l'on rate le créneau c'est dommage et il faudra passer au tee-shirt suivant.
Alors pourquoi ce choix assez surprenant de vente éphémère : tout simplement pour créer un concept de tee-shirt collector tirés à très peu d'exemplaire et surtout pour éviter tout risque de procès avec les détenteurs des licences officielles.
En effet, ce site propose des motifs issus des licences phares de la cultures Geek (Star Wars, Game of Thrones, Dr Who, Marvel, Breaking Bad, Disney, etc...) mais sans avoir aucunes autorisations des détenteurs des licences. 
Pour contourner ce "léger problème juridique" la courte durée de vie du cycle de vente des tee-shirt est une bonne solution. La deuxième solution est que les modèles proposés ne sont pas de purs produits des licences concernées mais plutôt d'astucieux détournements mixant plusieurs licences ou des icônes de la pop cultures.

Question qualité rien à reprocher. Les tee-shirts sont fait en coton de qualité avec deux coupes (homme ou femme) et toutes les tailles (du S au XXL). Le motifs est très bien imprimé et résiste longtemps si peu que l'on respecte quelques règles simples : lavage à l'eau froide, pas de sèche linge et repassage à l'envers.
Je n'aime pas tout les modèles proposés mais tout les 3 ou 4 tee-shirts il y en a toujours un qui me fait craquer.
Question prix rien de bien ruineux pour l'amateur de tee-shirt originaux et de qualité. Un tee-shirt coûte 12 € pièce auxquels il convient de rajouter les frais de port raisonnable selon la quantité et les garanties (de 5 à 8,50 € pour un tee-shirt). Donc au maximum un modèle revient à 20,5€ ce qui est assez intéressant au vu du produit proposé et des prix du marché.

Mes derniers coups de cœur ont été pour Lovecraftian Man (une version de Cthulhu revue et corrigée façon homme de Vitruve de Léonard de Vinci), Crystal Blue Persuasion (le visage Walter White héros de Breaking Bad au milieu d'éclat de sa méta-amphétamine bleue) et Avada Kedavra (détournement de la célèbre affiche anglaise de la 2ème guerre mondiale "keep calm and carry on" à la sauce Harry Potter avec le sortilège de mort).
A signaler que forte de son succès Tee Tee devrait proposer dans les prochains jours de raccourcir son délais de vente de 72 heures à 48 heures de façon à mettre en vente plus de modèles différents.

lundi 10 mars 2014

Before Watchmen - Le bilan final

Il y a quelques temps, au début le vie de mon blog, j’avais traité d’un comic qui m’avait marqué tout autant qu’il avait marqué l’industrie du comic en général dans les années 80. Il s’agissait de Watchmen de Alan Moore et Dave Gibbons publié initialement en 1986 chez DC.

Ce comic en 12 numéros avait littéralement révolutionné le genre du comic de super héros en détruisant totalement les codes de l’époque et faisant basculer ce genre de l’adolescence à l’âge adulte.
L’histoire prenait place dans une version alternative des années 80 de l’époque où, depuis les années 30, des justiciers costumés sans super pouvoirs faisaient régner la loi juste pourvue de leur courage et de leur adresse au combat. Ces héros avaient connu leur heure de gloire dans les années 40/50 avant de sombrer dans l’oubli et le mépris de ceux même qu’ils étaient censés protéger et finir par être purement et simplement interdit à la fin des années 70 par une loi. L’arrivée d’un vrai super héros, Dr Manhattan, détenteur de pouvoir quasi divin travaillant pour le gouvernement américain a perturbé l’ordre mondial et au début du comic on est à la veille d’une guerre nucléaire totale menaçant de balayer l’humanité.
L’histoire du comic est connue et partant de l’assassinat de l’un d’entre eux les anciens membres du groupe des Watchmen vont se retrouver pour découvrir qui est ce mystérieux tueur et ses plans.

Watchmen était une œuvre révolutionnaire pour l’époque, tant par son histoire (d’anciens justiciers reprenant du service dans une société qui les méprise), le contexte (la guerre froide et sa folie traitée sans concessions), sa forme (la construction des récits et des pages étaient d’une grande originalité et audace), son ton (je n’avais rien lu à l’époque de si désabusé et sombre dans les comics), sa folie (un comic dans le comic avec l’histoire de pirates lu par l’un des personnages), etc… La liste de ce qui fait de Watchmen un monument est encore très longue.
Après ce comic, le genre à réellement changé et tous les éditeurs ont progressivement commencé à sortir des histoires plus matures abordant des thématiques plus en phase avec un lectorat ayant vieilli.
En sa qualité de monument, avec son histoire complète en 12 numéros, Watchmen a longtemps était considéré comme intouchable c’est-à-dire pas de suite ou d’adaptation envisageable. Cela a été vrai jusqu’à ce que sorte le film Watchmen en 2009. Sans être transcendante, l’adaptation était sympathique mais elle ne se bornait qu’à adapter l’histoire de super héros en abandonnant la forme qui en faisait la richesse. Si le film a beaucoup était décrié par les fans de la première heure il aura au moins eu le mérite de faire venir de nouveaux lecteurs vers le comic d’origine.

A la suite de la sortie de ce film, DC a souhaité apporter une suite au comic Watchmen. Le projet a tourné pendant quelques années déchaînant la colère des créateurs d’origines (surtout Alan Moore) et des lecteurs de comics (persuadé du risque de voir surgir un produit bassement commercial).
Finalement le projet a fini par aboutir il y a un peu plus de deux ans avec la sortie d’un ensemble de mini-séries racontant les événements précédant l’intrigue de Watchmen de l’arrivée des premiers justiciers dans les années 30 jusque aux prémices de l’histoire de Watchmen. Le moins que l’on puisse dire c’est que DC était attendu au tournant avec cet exercice pour le moins casse gueule…

Pour réussir le pari DC c’est donné les moyens de ses ambitions. Chacune de ces séries à bénéficier d’un couple scénariste/dessinateur de qualité avec des pointures du comic moderne. Les histoires racontées se répondent les unes les autres afin de former un récit global qui sert à introduire la série historique des années 80.
Fin 2012, Urban Comics a commencé à publier ces histoires au sein d’un magasine kiosque bimestriel Before Watchmen regroupant 5 épisodes différents par numéro. Ainsi en un peu plus d’un an et 7 numéros l’ensemble des séries ont été publiées pour un coût très économique global de moins de 50€. Depuis le début l’année, ces mêmes séries sont à nouveau publiées mais cette fois ci en librairie et en couvertures dures. Chaque album regroupe l’intégralité d’une des mini-séries ou des One-shoot.

Before Watchmen c'est donc les mini séries suivantes :
  • Minutemen : la minute de vérité de Darwin Cooke (dessins et scénario) en 6 épisodes. C'est à mon goût la meilleure de ces séries. Elle reprend les mémoires du premier Hibou avec lesquelles on redécouvre les Minutemen, le premier groupe de héros ayant sévi dans les années 30-50. On y découvre les lourd secrets de ce groupe ayant conduit à sa dissolution évoquées dans les annexes de Watchmen.
  • Spectre soyeux de Darwin Cooke et Amanda Conner en 4 parties. Dans ce récit frais et léger (par rapport aux autres) on découvre les premières aventures du deuxième Spectre Soyeux, fille du premier, qui adolescente dans la fin des années 60 va fuguer et découvrir le San Francisco de la période Hippie et Flower Power sur fond de drogue.
  • Le comédien de Brian Azzarelloet JG Jones en 6 parties. Ce récit sombre et violent raconte la
    descente aux enfers de ce personnages, qui meurt dans les toutes premières pages de Watchmen, sur fond de guerre et d'intrigues politiques.
  • Le Hibou de Straczynski et Kubert en 4 parties. Des années 60 aux années 70 ont découvre les origines de ce clone moins charismatique de Batman, sa rencontre avec Rorschach et l'une de ses aventures. Sympa mais sans plus.
  • Ozimandias de Len Wein et Jae Lee en 6 parties. Récit racontant la vie de se personnage ambigue persuadé d'être le sauveur de l'humanité de ses origines jusqu'à l'élaboration de son plan. Graphiquement beau mais un peu vide de sens.
  • Rorschach de Brian Azzarello et Lee Bermejo en 4 parties. On suit ici une enquête de ce personnage de justicier sans concession et totalement fou. Pas si mal que cela.
  • Dr Manhattan de Michael Straczynski et Adam Hugues en 4 parties. Cette série revient sur l'histoire de ce personnage si particulier avec son statut quasi divin.
  • Moloch de Michael Straczynski et Eduardo Risso en 2 parties. L'histoire pathétique de ce méchant d'opérette que l'on croise dans Watchmen.
  • Bill Dollar de Len Wein et Steve Rude. Ce One Shoot reviens sur ce héros de pacotille juste cité dans Watchmen pour sa mort stupide.
  • La malédiction du corsaire sanglant de Len Wein et John Higgins. Clairement la fausse bonne idée de Before Watchmen : vouloir refaire un récit de pirate comme le comic dans le comic de Watchmen. C'est creux, ultra violent et gore, au final sans intérêts.
Alors que retenir de tout cela. Premièrement, on est très loin du fiasco annoncé. Les histoires ne sont certes pas transcendantes mais elles se laissent lire sans déplaisir. On est loin de la profondeur scénaristique du récit d’origine et le ton si particulier de Watchmen a perdu de son originalité depuis car il a servi de base à la plupart des récits de ces 25 dernières années. Le dessin et la colorisation varient énormément d’une série à l’autre (chacune ayant ses propres artistes) mais est au final supérieur au dessin d’origine (le trait de Gibbons pour Watchmen était très connoté années 80).
Before Watchmen est donc un prequel au récit d’origine mais pour le nouveau lecteur qui voudrait s’atteler à lecture de l’ensemble il est chaudement conseillé de commencer par le récit d’origine car la lecture de ces série Before Watchmen en déflore toute l'intrigue. Ces séries comblent les vides laissés par Alan Moore en apportant des réponses pas toujours essentielles voir souhaitable. Certaines des explications données sont en effet assez laborieuses et ne se justifiés pas.
Au final si vous ne devez lire qu'une seule histoire Watchmen lisez le récit original et si vous voulez prolonger l'expérience pourquoi pas lire ces prequels qui a défaut d'être géniaux sont tout de même intéressant à lire.